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Alessandro, Lettres en musiques       photos

 


Une pincée de Mozart

  Distribution

Ce récital propose un choix de sonates et de variations écrites par Wolgang Amadeus Mozart (1756-1791) pour le clavier, jouées au clavecin.

Le clavecin est l'instrument de l'enfance voyageuse de Mozart: son père, Léopold, l'entraîne dans une tournée à travers toute l'Europe durant quatre ans, avec sa soeur Nannerl, toute aussi "prodigieuse" que lui. Les deux enfants captivent leurs auditeurs qui distribuent en remerciement montres en or, objets précieux, argent sonnant et trébuchant faisant ainsi vivre la famille Mozart pendant ces années "saltimbanques".

Bête de foire? Ces concerts-exhibitions qui font sillonner au jeune Mozart toutes les Cours d'Europe ont plutôt l'air de lui plaire, comme en témoignent les lettres qu'il envoie à sa mère. Ce "big tour" a surtout le mérite de lui faire rencontrer des musiciens d'horizons différents qui ont une influence bénéfique sur son oeuvre. Parmi eux, il fait la connaissance, à Londres, de Johann Christian Bach, fils cadet de Jean-Sébastien Bach, qui lui fait découvrir le forte-piano, instrument à mi-chemin entre le clavicorde et le clavecin, qui évolue au début du XIXe siècle pour devenir le piano tel qu'on le connaît aujourd'hui.

Tout comme Johann Christian Bach, qui publie en 1771 un recueil de concertos pour clavecin ou forte-piano, Mozart s'interesse à ce nouvel instrument pour lequel il compose par la suite.
Le mélomane d'aujourd'hui a l'habitude d'entendre les sonates et variations de Mozart jouées au piano "moderne" - que Mozart n'a jamais connu - dont le timbre est très différent de celui du forte-piano et a fortiori de ce que Mozart et son public d'admirateurs riches et illustres ont pu entendre quand celui-ci les subjuguait, enfant de la balle, assis à son clavecin.

Artiste de nature, il utilise l'invention instrumentale majeure de son temps - le forte-piano - pour servir la musique, mais peut-il avoir oublié la légèreté du clavier sur lequel il a développé toute sa virtuosité, ainsi que le timbre précis, sauvagement raffiné du clavecin qui l'a accompagné au début de sa vie de musicien et de compositeur? Cette transition est la plus intéressante. De la même façon qu'il est difficile de percevoir au cinéma le moment précis où, dans un fondu-enchaîné, le second plan arrive, de nombreuses oeuvres pour clavier de Mozart conservent l'empreinte de l'enfance de son art.





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mozart

 

>>> lire l'article de Wikipedia sur W.A. Mozart